Le Goji et ses différents noms

 Le Goji est le nom populaire d'un petit fruit rouge de la famille des Lycium. Outre ses deux variétés principales, le Lycium Barbarum et le Lycium Chinense (Goji chinois), on retrouve aussi les noms de Wolfberry, Spina Santa (Épine du Christ), Lycium Tibeticum, Wild Goji (Goji sauvage), Goji de l'Himalaya et Kuko.

Tous ces noms représentent-ils le même fruit ou y a-t-il des différences? Lequel est le meilleur goji? Voici enfin des réponses claires et indépendantes à la lumière des plus récentes données scientifiques et botaniques en la matière. [...]

Le goji vient de la famille des Lycium, qui comprend plus de 80 variétés. Parmi elles, deux variétés seulement sont cultivées pour la commercialisation de leurs fruits : le Lycium Barbarum et le Lycium Chinense.

Le Lycium Chinense, aussi appelé goji chinois, est un goji commercial vendu sur le territoire chinois et utilisé à travers le monde pour être intégré à des recettes culinaires, des poudres et des jus. Il est également très prisé par les compagnies de cosmétiques. Le Lycium Chinense n'est pas très bon au goût et se vend à bas prix.

Le Lycium Barbarum est une variété de goji qui pousse dans les régions proches de l'Himalaya, à la hauteur de la Mongolie Intérieure et du Cachemire. Ce goji possède des propriétés nutritionnelles uniques au monde. Ses bienfaits pour la santé auraient été découverts par des moines tibétains il y a 2500 ans.

Tous les autres noms donné au goji réfèrent au Lycium Barbarum. Voyons les un par un pour découvrir leur origine:

  • Wolfberry : il s'agit simplement de la traduction anglaise de l'expression "baie de goji". Il ne spécifie pas la variété. C'est pourquoi les termes Lycium Barbarum ou Lycium Chinense doivent être ajoutés sur l'étiquette du produit vendu pour en clarifier la source.
  • Kuko : il s'agit cette fois de la traduction japonnaise de l'expression "baie de goji". Tout comme son homologue anglais, cette appellation ne précise pas la variété de Lycium qui doit être précisée sur l'emballage.
  • Spina Santa (Épine du Christ) : il s'agit d'une expression qui tirerait son origine de la Corse. Cette appellation est utilisée seulement par les distributeurs de la compagnie Organizen. Ce qu'il est important de savoir, c'est que le goji vendu ne vient pas de la Corse, mais du Cachemire. Il s'agit bien sur de Lycium Barbarum. Il semblerait donc que l'expression Spina Santa n'ait d'autres buts que l'intention marketing visant à faire croire faussement à une variété exclusive, dont la cie Organizen aurait bien évidemment l'exclusivité...
  • Wild goji (goji sauvage) : Cette expression tire son origine des moines tibétains qui cherchaient à faire une distinction entre le goji aux propriétés curatives exceptionnelles (Lycium Barbarm) et le Goji chinois populaire (Lycium Chinense). Les moines n'utilisaient bien évidemment pas le terme Lycium, d'où cette distinction simpliste, mais claire. Aujourd'hui, l'expression est reprise par certains distributeurs qui tentent de faire croire qu'ils vendent un goji poussant à l'état sauvage dans les hautes montagnes de l'Himalaya. Il s'agit encore d'une tentative de marketing qui frôle la mauvaise foi. Tous les gojis commercialisés en Occident sont issus d'agriculture contrôlée. Ce terme réfère simplement à du Lycium Barbarm.
  • Goji de l'Himalaya : Cette fois encore, le terme goji de l'Himalaya cherche simplement à faire une distinction avec le goji populaire chinois. Certains distributeurs tentent de faire croire que goji de l'Himalaya représente une variété exclusive qui pousse dans des conditions extrêmes dans les hauteurs de cette région. Or, le goji est une plante fragile dont la culture s'apparente à la vigne. Cette plante a besoin de 180 jours de suite sans gel durant l'été et ne peut supporter une température inférieure à -22 degrés celcius l'hiver. Évidemment, on ne retrouve pas ces conditions essentielles à 3000 mètres d'altitudes!
  • Lycium Tibeticum : Il s'agit de l'expression qui cause le plus de soucis aux consommateurs de goji, car les distributeurs de goji utilisant cette affirmation n'hésitent pas à imposer leurs points de vue sur internet et dans les médias de façon très agressive. L'appellation Lycium Tibeticum a été inventée par un botaniste américano-tibétain du nom de Bradley Dobos. M. Dobos prétend avoir découvert une variété de goji typiquement tibétaine, poussant dans les hauteurs de l'Himalaya. Ces recherches ont été développées et démontrées grâce aux analyses du laboratoire Tanaduk, basé au Tibet. Mais, ce qu'il est important de savoir sur tout ça :
    • M. Dobos et sa famille, en collaboration avec un réseau de distributeurs indépendants, est un grand distributeur de goji aux États-Unis et en Europe. Une appellation exclusive est donc très avantageuse pour des fins de marketing (exactement la même stratégie que le Spina Santa).
    • M. Dobos et ses distributeurs sont les seuls vendeurs de goji dans le monde à utiliser cette expression.
    • Le laboratoire Tanaduk appartient à M. Dobos. Il n'est donc pas forcément neutre et objectif. Méfiance!
    • Nous avons réfuté déjà l'exclusivité présumée d'un goji sauvage.
    • Le terme Lycium Tibeticum n'existe pas dans la nomenclature botanique. Aucun botaniste sérieux admet qu'il y a une distinction entre le Lycium Tibeticum et le Lycium Barbarum.
    • Toutes les analyses nutritionnelles, tests d'antioxydants et autres tests publiés à propos du Tibeticum sont identiques au Barbarum.
    • Bien que prétendument rare, et que serait vendus sur le marché international uniquement les "surplus" de la production locale tibétaine, le Tibeticum ne se vend guère plus cher que le Barbarum et peut être obtenu aisément en n'importe quelle quantité...
    • Le très célèbre site www.pubmed.org qui recense toutes les études scientifiques médicales dans le monde démontre que les chercheurs n'ont aucun intérêt envers le Lycium Tibeticum, comme vous pouvez le voir dans le tableau ci-dessous qui représentent le nombre d'études identifiées sous les mots clés suivants : 
    •  Résultats Pubmed sur Lycium Tibeticum | Lycium Barbarum | Goji

Nous pouvons présumer qu'un distributeur de goji qui cherche à tromper les gens sur l'origine réelle de son fruit dans un seul but de marketing n'a pas la satisfaction du client en priorité, mais plutôt la satisfaction de voir son portefeuille croître. Considérant que la majorité des consommateurs de goji cherchent à obtenir des bienfaits thérapeutiques, il est important de sélectionner son goji chez un distributeur qui a à coeur la bonne santé de ses clients avant tout.

Les distributeurs qui n'ont pas ce soucis de qualité doivent être ignorés.

Il existe aussi d'autres mythes et fausses informations sur le goji. Visitez les pages suivantes pour en savoir plus:

Commentaires

Poster un nouveau commentaire

  • Les adresses de pages web et de messagerie électronique sont transformées en liens automatiquement.
  • Allowed HTML tags: <a> <em> <strong> <cite> <code> <ul> <ol> <li> <dl> <dt> <dd>
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.

Plus d'informations sur les options de formatage

Publicité